Le voilà donc, ce fameux film tant attendu par les pervers et les censeurs, ce dernier produit estampillé Jean Dujardin puisque c'est lui qui en a eu l'idée originale avec son compère Gilles Lellouche ! L'acteur oscarisé retombe en enfance, si on peut dire, puisque ce film est une succession de scénettes à la manière de la très célèbre série « Un gars, une fille, » où il tournait alors avec Alexandra Lamy, son actuelle épouse elle aussi dans ce
film.
Il faut reconnaître que le scénario de base relève d'une bonne intention : montrer des infidélités (dans des contextes susceptibles de rappeler quelque chose à la plupart des spectateurs) et leurs conséquences désastreuses. Le film passe du rire aux larmes encore plus vite que certains sondages de certains candidats (je n'en dirai pas plus pour ne pas froisser qui vous savez), et l'analyse des caractères est souvent très fine.
Mais était-il vraiment besoin, entre deux barres de rire, de complaire dans un exhibitionnisme écoeurant ? Était-il besoin de montrer d'authentiques scènes érotiques, et aussi longuement ? S'il existe la pudeur d'un discours qui honore ses orateurs, ne devrait-il pas non plus y avoir une délicatesse de l'image ? Racine n'aurait-il pas été moins génial de
montrer pendant de longues minutes les ébats de Phèdre et Hippolyte?
Le génie du dramaturge manque en tout cas à nos deux compères, qui se vautrent sans retenue pour mieux démontrer que l'art s'efface plus que jamais devant la quête du buzz.
Le voilà donc, ce fameux film tant attendu par les pervers et les censeurs, ce dernier produit estampillé Jean Dujardin puisque c'est lui qui en a eu l'idée originale avec son compère Gilles Lellouche ! L'acteur oscarisé retombe en enfance, si on peut dire, puisque ce film est une succession de scénettes à la manière de la très célèbre série « Un gars, une fille, » où il tournait alors avec Alexandra Lamy, son actuelle épouse elle aussi dans ce film.
Il faut reconnaître que le scénario de base relève d'une bonne intention : montrer des infidélités (dans des contextes susceptibles de rappeler quelque chose à la plupart des spectateurs) et leurs conséquences désastreuses. Le film passe du rire aux larmes encore plus vite que certains sondages de certains candidats (je n'en dirai pas plus pour ne pas froisser qui vous savez), et l'analyse des caractères est souvent très fine.
Mais était-il vraiment besoin, entre deux barres de rire, de complaire dans un exhibitionnisme écoeurant ? Était-il besoin de montrer d'authentiques scènes érotiques, et aussi longuement ? S'il existe la pudeur d'un discours qui honore ses orateurs, ne devrait-il pas non plus y avoir une délicatesse de l'image ? Racine n'aurait-il pas été moins génial de montrer pendant de longues minutes les ébats de Phèdre et Hippolyte?
Le génie du dramaturge manque en tout cas à nos deux compères, qui se vautrent sans retenue pour mieux démontrer que l'art s'efface plus que jamais devant la quête du buzz.